Pour rendre mon roman bien compréhensible, j’améliore mon texte en fonction des retours de mes premiers lecteurs. Pour vous cadrer le décor, ça se passe en entreprise.
Pour quoi cette précision ? Parce que mes premiers lecteurs m’ont dit : « Élise, ton histoire, elle est top ! Tes personnages, on vibre pour eux;-) Par contre, tu pourrais pas enlever tout ce charabia d’entreprise ? On n’y comprend rien. ».
Waouh ! Alors là, commence une belle galère. Modifier le vocabulaire professionnel, c’est comme si tu me demandais de tout passer de langage familier en soutenu, ou inversement. Parce que ceux qui le maîtrisent, ça veut dire qu’ils sont intégrés, et les autres, ben non. Alors comment tu fais pour que ton personnage soit intégré, ou pas, sans perdre tes lecteurs qui ne maîtrisent pas ce vocabulaire ??
Tu veux un exemple ? Tiens, un SDB, c’est pas la même chose si t’es architecte ou gestionnaire de paies. Le jour où tu prends ton bain dans un Salaire De Base, tu m’appelleras !
Alors je sais, d’autres auteurs sont passés par là avant moi : je vais m’armer de patience et trouver des solutions pour chaque sigle. Mais pour vous donner un ordre d’idées de ce qui m’attend, regardez cette vidéo « Drope-moi un mail asap ».
Et toi, quel est le jargon professionnel qui te sort par les trous de nez ?!
On ne peut pas éviter que chaque activité humaine aie son langage spécifique.
A la météo, toute ma vie, j’ai parlé d’ETP. Il ne s’agissait pas du sens habituel en relations humaines (équivalent temps plein) mais d’Evapo-Transpiration Potentielle.
En religion, la question de la transsubstantiation est une des principales différences entre catholiques et protestants.
Avons nous tous conscience de l’aspect synallagmatique du contrat de travail?
Comment traduire ces notions, et d’autres en langage courant sans les trahir (traduttore et tradittore en italien)? C’est effectivement un des problèmes de l’écrivaine…..
Merci pour ton commentaire.
Comme quoi, on peut se parler français et ne pas se comprendre, en fonction du registre professionnel dans lequel on se trouve.
Reste à l’écrivaine à transmettre cela, tout en étant le plus clair possible…